D'ou vient le mot "banquier" ?

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D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Jeu 15 Déc - 21:42

D'ou vient le mot "banquier" adoré par notre admin. préférée ?

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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par Pierre le Jeu 15 Déc - 22:39

Un banquier, c'est celui qui tient une banque.  Banque, est en quelque sorte le féminin de banc, qui désigne toute forme d'objet étendu, plat, allongé, pour les usages les plus divers. 

En Limousin, par exemple, j'ai entendu des gens parler de bancs pour désigner les étalages  de légumes ou autres denrées sur les marchés. 

On parle aussi de bancs de poissons... 

Depuis des millénaires, le banquier utilise une table allongée pour ses opérations financières.  Probablement parceque son gros ventre lui interdit de s'asseoir par terre !
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Je rejoins Pierre

Message par Line le Jeu 15 Déc - 22:43

Je pense que c'est la bonne solution !
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Jeu 15 Déc - 22:55

Oui, c'est pas mal, ton explication, Pierre.

Personnellement, j'ai lu dans "L'argent" de Galbraith que ce mot viendrait d'Amérique du Nord, à l'époque ou la langue française était encore beaucoup parlée là-bas.
Donc, ce mot a pour racine le mot "banc" désignant l'objet le plus communément connu, sur lequel on s'assied. Les banquiers s'installaient aux carrefours des pistes, assis sur des bancs, et recueillaient l'or des gens contre des lettres de change, puis ils le mettaient à l'abri dans leurs coffres, le restituant le cas échéant, sur présentation des dits lettres de change. Ces lettres de change ne leur revenaient pas forcément puisque, la confiance aidant, les détenteurs s'en servaient comme monnaie, la faisant endosser à celui à qui il la remettaient pour paiement. Ainsi naquit le principe de la monnaie papier...
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par Admin le Jeu 15 Déc - 23:17

Ce mot vient du grec ! de "trapezai" !

Alors là mon gars j'en connais un rayon ! j'ai fait il y a longtemps une note là dessus.
Vu que je dis et soutien mordicus que les banquiers sont des voleurs et des ordures, j'ai depuis longtemps préparé mon argumentation.
Un coup de recherche dans mon disque d'archive et je te l'envoie direct :

voilà :
Banque vient du mot "banc", "table" qui signifie initialement un "comptoir de vente".
"banque" nous vient de l'Italien "banca" qui était la table de change, un comptoir.
Ce "comptoir" est le terme qui nous vient des "trapezai" grecs qui changeaient et prêtaient de l'argent. Ce terme deviendra "mens" (table) en latin puis "banca" en italien.

En Grèce on nommait "trapeza" la table sur laquelle on exposait les esclaves pour les vendre, et désignait également le comptoir d'un marchand et, en particulier les comptoirs d'un banquier.
Les Banquiers Grecs se nommaient ainsi des "trapezai", du Grec "τραπεζα" (trapeza): Ce mot signifie table à "quatre pieds" qui servait alors de comptoir.

Ce même mot, sera transposé en "mesa" (la table) en latin et "banca" plus tard en Italien pour ensuite devenir notre "banque" puis "bench" et enfin "bank" en Anglais via le saxon.
Le "mesos" Grec, qui donnera "mesa" latin (au sens de "la table") , puis "mensa" signifie, "ce qui est au milieu".

Banque désigne au XVIIe siècle, le tréteau des bateleurs, où le "banc" est une estrade sur laquelle se produisent les amuseurs, d'où le nom de "saltimbanque" (celui qui saute, qui se produit sur scène).
"Banque : Théâtre. C'est la signification de ce mot dans cette expression :
Monter en banque, qui signifie faire le baladin ; de là le mot saltimbanque.

Aristote nous apprend qu'il y avait à Athènes une espèce d'usuriers qui prêtait un drachme au pauvre à raison d'un sixième ou ce qui est la même chose, à raison d'une obole par jour.
L'usure la plus modérée à Athènes était, sur gages, de 12 pour cent.

A Athènes au Ve siècle avant Jésus Christ, (à l'époque de Périclès et de Socrate) la banque, et le maniement de l'argent sont considérés comme indigne d'un homme libre. Pour cette raison les banquiers sont souvent d'anciens esclaves affranchis ou des étrangers résidant, des métèques employant des esclaves: les "trapézistes".
A Athènes les banquiers usuriers possédaient beaucoup de biens et Diogène rapporte que la philosophe Socrate aurait été banquier usurier, et fut arraché à ce commerce par Criton.

En les faits ces propos sont rapporté par Aristoxène, mais Platon fait dire à Socrate lui-même qu'il a vécu dans la pauvreté. Il est question de la somme importante de 80 mines dont Socrate aurait hérité de son père. La fortune de Socrate était plus probablement proche des cinq mines qu'auraient pu lui léguer son père, le sculpteur Sophronisque et sa mère, sage-femme, Phénarète.

Ces banques privées grecques subsisteront jusqu'à l’interdiction du prêt à intérêt par le Concile de Nicée en 325. On institua à Rome en 352 avant Jésus Christ les "mensarii" (du latin "mensae", les tables) ou officiers publics chargés de prêter, pour le compte du trésor public et sur garantie, aux plébéiens poursuivis par les  
Celui, en Grèce qui prête sans intérêts est le "Krestès" ("χρηστης") ou le "chresas" et celui qui prête avec intérêt ou à usure est le "danéiotès" ("δανειστης")

Les banquiers dans la littérature grecque et latine sont désignés sous différents termes : On les nomme "Trapezita" en Grèce et, à Rome "argentatrius", "mensarius" et "nummularius", et pour l'usurier, "danista", "obolostates", "otoglyhos" "fenerator" .

La banqueroute
Au moyen âge, dans les villes Italiennes chaque négociant ou changeur attitré avait sur le marché un banc ou son comptoir (banco). Quand il faisait de mauvaises affaires, son banc était rompu en signe de dégradation (banco rotto), de là les mots de "Banque" et "Banqueroute".

La mort : l'usure et le don
A Rome le "danista" (Equivalent Grec du "Daneïstès", "δαναιστης") est le prêteur d'argent, l'usurier.

En Grèce, l'usure est le "daneisikos" ("δανειστικος") correspondant au commerce de placement d'argent à usure. Le radical grec "danos" ("δανος") signifie désséché. Le suffixe Sanskrit "dana" est le présent  et "Dana" est le fait de donner,  d'offrir,  de rendre,  voire la renonciation à la vie,  le don de la vie.
Le verbe "Daneïsomai" ("δανεισομαι") signifiant à la fois prêter, faire des dettes et emprunter.

Le "danaké" est l'obole, cette pièce de monnaie que l'on place dans la bouche des morts pour payer Charon afin que le corps de défunts puissent passer l'Achéron.
En latin "dare" est le don,  le fait de donner, et "dato" (le verbe "datare") est le fait de donner souvent,  le prêt à usure.

Ça te va comme réponse ? ................ héhé.

Pour info : un banquier est un usurier, et ce n'est pas sans raison ! l'usure mon gars ! user les gens les vider de tout ce qu'ils possèdent ! Voilà d'ou vient l'usure puis l'usurier puis le banquier.
Cela justifie largement  ma conviction que les banquiers sont des ordures et qu'il faudrait tous les exterminer !

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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Jeu 15 Déc - 23:32

Donc, tu rejoins l'explication de Pierre avec ton :

Banque vient du mot "banc", "table" qui signifie initialement un "comptoir de vente".
"banque" nous vient de l'Italien "banca" qui était la table de change, un comptoir.
Ce "comptoir" est le terme qui nous vient des "trapezai" grecs qui changeaient et prêtaient de l'argent. Ce terme deviendra "mens" (table) en latin puis "banca" en italien.

... ce qui me va bien, tout gars teuton que je ne suis pas !

Quant au reste, je propose qu'on en revienne au troc, ma fille...


Qui plus est, ma lecture de Galbraith remonte à il y a 35 ans et j'ai peut-être gâtifié entre temps sur le lieu des bancs... De toute façon, quelle importance, on va pas refaire le monde sur "on explose tout". Ça, n'importe qui est capable de faire, reste à savoir par quoi on remplace une planète entière d'enfoirés et idiots, hein ?
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par Admin le Jeu 15 Déc - 23:40

Quant au reste, je propose qu'on en revienne au troc, ma fille...
Merci mon bon Tcherno ! C'est ce que je m'emploie à faire le plus possible ayant la chance d'être dans une région ou non seulement on déteste les banquiers mais en plus, à chaque fois qu'on le peut on troc plutôt que de les engraisser ! HAHA !

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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Jeu 15 Déc - 23:49

La banque de Bretagne, ça existe, et de nombreux parlementaires bretons aussi, et des corsaire malouins, ça a aussi existé. Il faut arrêter un peu de jouer aux pures et dures ilotiers, c'est largement révolu...
Ce qui n'empêche pas d'évoluer vers autre chose, mais de là à dire que tous les politiques sont des pourris, tous les banquiers sont des pourris, c'est un peu facile et très binaire.
Ton schéma "l'armée fait l'économie", c'est assez moyen comme utopie...
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par Admin le Jeu 15 Déc - 23:59

Certes les banques bretonnes ça existe. mais chez nous à chaque fois qu'on peut "on s'arrange"
pour contourner le système bancaire et fiscal. Chez nous c'est une règle qui s'établit entres les gens dès que on se connait et que on se fait confiance. A partir de là on essaie toujours de "s'arranger" plutôt que de passer par le système actuel. Et tout le monde s'en porte bien.

Ainsi moi je "m'arrange" avec beaucoup de gens.
Exemple pour mon bois de chauffe, où je vais couper pour une autre personne et en échange j'ai ma part de bois.

Pour vider ma fosses toutes eaux je "m'arrange" avec un cultivateur qui vient me la vider en échange d'un autre service (petit dépannage) alors que sinon je devrai payer 300€ une pompe à merde !

pour le lait je "m'arrange" avec Cabic ou Dédé Le Saint, plutôt que d'enrichier un super marché qui me vend du lait sans la crème 4 fois plus cher.

Les exemples sont nombreux. Et ici tout le monde se tait ! on n'a rien vu

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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Ven 16 Déc - 0:26

C'est très bien de fonctionner comme ça, ce d'autant qu'on se fait taxer maintenant dès qu'on bouge le petit doigt. Bientôt, ils vont nous sortir une taxe sur les poumons parce que ça fait du CO2 !
Mais, honnêtement, nous le peuple nous démerdons comme des manches pour accepter autant de couleuvres sans aller voir de près les choses, car tout le monde est complice du système, quelque part...
Ce qui me gène dans ta manière de voir les choses, c'est que tu considères que des institutions comme la défense ou la police ou la gendarmerie existent ex-nihilo, sans que des hommes politiques (au sens de "administrant la chose publique et la cité") se soient préoccupés de mettre en place et d'organiser tout ça.
Donc, tu ne peux pas dire : "On met toute forme de pouvoir à la poubelle".

J'ai vraiment l'impression qu'outre le fait de bien voir les dérives de notre société, tu ferme complètement les yeux sur la nécessité d'un pouvoir à la tête d'un pays !

Les fonctionnaires, sans pouvoir central, n'existent plus. Alors, tu fais quoi de cette réalité ????
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par Admin le Ven 16 Déc - 1:26

Tu interprète mal ma façon de voir les choses.
Déjà je ne met pas dans le même sac les banquiers, les assureurs et le gouvernement.
les institutions police gendarmerie pompiers sont bien évidemment indispensables, mais si tu veux bien il faudrait déjà différencier justement ces institutions de ceux qui les administrent ! Je viendrai sur ce sujet plus loin.
La nécessité d'un pouvoir sur le pays : C'est une évidence ! je ne ferme pas du tout les yeux là dessus.
Mais je ne tolère pas le fonctionnement de ce pouvoir et notamment les passes droits et privilèges qu'il s'octroient !

Un pouvoir, un gouvernement doit être au service de ceux qu'il gouverne. Par "au service" j'entends non pas la générosité mais le fait que il doit organiser, réglementer, et non pas s'offrir des libertés, des droits, des privilèges qui lui sont réservé et qu'il décide pour lui même et pas pour les autres !
Or je constate que ce pouvoir se permet toute sortes de magouilles, de privilèges d'une indécence incroyable sur le dos de ceux "d'en bas" et ça NON !

En ce qui concerne les banques c'est un autre volet de l'histoire. Les baques elles aussi "fabriquent" leurs propres lois et le plus souvent le pouvoir le gouvernement ferme les yeux sur ces lois qui n'ont que pour but :
De préserver les avantages que les banquiers se sont induments octroyés.
Ne pas subir les conséquences de leurs magouilles financières (emprunts toxiques et autres du genre"
Pour moi ça ce n'est pas un banque.
une banque doit être un service destiné à ses usagers, service rémunéré bien évidemment.
Mais une banque ce n'est plus ça c'est avant tout un tas de spéculateurs !
Et qui font payer à leurs clients leurs erreurs de spéculations !
Ben chez moi ça marche pas comme ça !

Si je casse quelque chose je le paie de ma poche ! Je vais pas dire au voisin "eh ducon j'ai cassé ça ben maintenant c'est toi qui va m'en payer les frais" !
Tu fais une merde ? Tu en assume les conséquences !
Tu fais une erreur ? tu en assume les conséquences !
Tu fais une magouille ? Tu en assume les conséquences !
Chez moi c'est comme ça net clair et précis.
Je n'ai pas à payer les conséquences de banquiers véreux et de leurs spéculations !

Idem pour les assureurs qui sont tout aussi fumiers et de toute façon maintenant assurance ou banque c'est la même cremerie, réunis ensemble pour encore et encore spéculer, trafiquer, et à la finalité toujours faire payer aux autres les erreurs.

Et bien non non et non ! Comme on dit "Chacun sa merde" et chacun doit assumer sa merde.

Et je ne tolère pas que les banques, les assurances, édictent leurs propres lois et les imposer ensuite sans que le gouvernement puisse les réfuter étant déloyales et illégales.

Si justement comme tu le dis il faut un pouvoir alors, au nom de quoi des banques ou des assurances peuvent décider sans rendre des comptes à ce pouvoir ????
Dans ce cas là qui à la pouvoir ????  Le gouvernement ? ou les banques ?

Quand aux institutions telles que la police, il se trouve que je connais bien les rouages de la police et là encore il n'est pas normal que les hautes instances dévoient la mission de la police de sa fonction d'origine !

Le sujet "la politique du chiffre" tu le connais, et bien ce n'est pas un mirage ! donc si le flic doit avant de servir et protéger les citoyens ;
Mais pour le coup sa première mission consiste à faire du fric !
je n'accepte pas ça or c'est justement le cas ! Et je dis bien je ne m'appuie pas sur des infos du net mais sur les faits réels que mes potes flics m'ont raconté et expliqué en détail !


Si le pouvoir ose afficher sur les batiments et édifices publics les termes
"liberté égalité fraternité"

Alors pourquoi, je te prend un exemple concret, pourquoi sur la commune de Montreuil on a
110 000 habitants 892 hectares. et environ 100 policiers ! soit  moins de un flic pour 1000 habitants !
Comble de l'indécence : la préfecture utilisent une partie des effectifs pour du service d'ordre dans le 8eme arrondissement !!!!
Sans compter un commissariat vétuste, du matériel pas remplacé, un ordinateur sur trois qui fonctionne.
des flics surmenés.

Va voir les villes limitrophes comme Vincennes ou St Mandé !
Là coté rapport effectif habitant c'est plus la même ! les commissariats sont rénovés, le matériel est toujours du dernier cri, j'ai vu de mes yeux et j'ai compté : 34 cartons d'écrans plats dernier cri Phillips un soir dans les poubelles du commissariat !

C'est ça EGALITE ???????

j'ai pas terminé mais déjà je te laisse réfléchir à ce que je viens d'écrire.

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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Ven 16 Déc - 9:06

« Mais je ne tolère pas le fonctionnement de ce pouvoir et notamment les passes droits et privilèges qu'ils s'octroient ! »
 
Ceci renvoie à la question très simple de l’honnêteté : Vaste sujet !

Et cette question commence par l’honnêteté intellectuelle, donc par l’éducation et la capacité à mesurer les conséquences de ses pensées, de ses paroles et de ses actes ou de ses omissions. La préoccupation majeure des gens est d’afficher leur réussite financière : C’est flagrant dans beaucoup de peuples et beaucoup de tribus. Des exemples ?
- Les chinois, au restaurant avec des tables remplies de victuailles, lors des mariages avec limousines à rallonge, etc., etc.
- Les allemands, avec leurs grosses berlines, signe de réussite individuelle
- Les américains, pour qui tout se qualifie en dollar, humains inclus
- Les arabes avec leur goût du kitch et du doré de chiotte
- Les indiens avec leurs cérémonies de mariage réunissant au minimum 500 personnes à l‘occasion desquelles le jeune couple s’endette pour 15 ou 20 ans.
- Les nouveaux riches russes, avec leur goût de chiotte et leur arrogance.
 
Nous, en France, avons connu un laminage systématique des valeurs chrétiennes pendant le XXème siècle, remplacé par une morale larmoyante de socialistes, dans le peuple comme au pouvoir, voulant distribuer le fric des autres à une population qu’ils méprisent, voulant jouer aux chefs d’entreprise en s’agitant comme des brelles quand une boite de 400 personnes se réorganise, voulant réinventer l’éducation par un abrutissement généralisé ET la perpétuation d’une population d’enseignants incapables de voir ce qui déconne dans leur manière globale de fonctionner.

Ce dernier point est CAPITAL, car cela fait maintenant 40 ans que ce système est complétement verrouillé, s’auto-reproduit avec des enseignants qui ont perdu tout bon sens et ont abdiqué, en acceptant des méthodes et contenus d’éducation complètement tartes, préférant défendre des idéaux déconnectés des réalités ou râler face à tout changement.
 
A qui la faute de cette perte d’honnêteté ?

Pas aux élus, mais bien à de sombres connards bien planqués dans des ministères, des préfectures, des conseils régionaux, tous préoccupés d’une chose : Le  pantouflage et le cynisme.
 
La cupidité et/ou le confort flemmard règnent en maitre chez les petits comme chez les grands : Il est urgent de restaurer une morale, et je m’étonne qu’une personne comme Michel Serres (que j’avais entendu dire il y a 20 ans qu'il souhaitait ardemment fonder une nouvelle morale) ne propose rien.
 
Aujourd’hui, les choses sont assez simples : La moitié de l’humanité crève la dalle et en France, 80% de la population est mal dans ses pompes. Il faut revenir aux fondamentaux ! ... et arrêter de tout intellectualiser.

Les gens ne savent plus penser par eux-mêmes et crèvent de désespérance : Il n'est donc pas étonnant que l’argent, la valeur par excellence des incultes, soit l’alpha et l’oméga des peuples.
Et nos élites politiques ne sont que de petits joueurs, face aux racailles de tous acabits, face aux plus riches qui imposent maintenant aux enfants, via les publicités et les médias, une vision de la vie consumériste et toute entière consacrée à l’apparence et à l’appartenance.
 
Donc, je crois que nous sommes tous complices de ces comportements cupides et finalement futiles.  La source du mal est là, nulle part ailleurs.

Bien entendu, ce mal se décline dans les banques et ailleurs.
 
Sur le sujet des banques, c’est beaucoup plus monstrueux que le simple petit trader qui se la pète avec sa Ferrari, ou le banquier ventru qui fume le cigare. Il y a structurellement un lien étroit entre les banques et les dirigeants politiques. Et cela ne peut véritablement se  comprendre qu’en observant le jeu des marchés (financiers, matières premières, immobilier, capitaux d’entreprises mondiales) à l’échelle planétaire, avec des enjeux géostratégiques évidents, qui sous-tendent des conflits de cultures et de civilisations. Sujet pour le coup encore plus vaste que celui des seuls pays, dans lequel certains préféreront la rusticité d’un Poutine ou d’un Trump.
 
Pour ce qui me concerne, je pense que cela se passe au niveau de l’éducation des enfants, des consommateurs et citoyens que nous sommes. Je suis extrêmement inquiet de voir que les enfants sont maintenant complètement abrutis par internet auquel je pense il ne devraient pas avoir accès avant l’âge de 15 ans !

C’est radical, mais bien préférable au massacre actuel !

Sur les assurances, là encore nous sommes complices : Tout le monde veut être bordé à fond en terme de risques : Les assureurs jouent bien évidemment sur cette peur généralisée.


Au delà de ça, les assureurs font partie du modèle capitaliste européen. C'est eux qui ont les liquidités pour financer les états, l'immobilier et les grandes entreprises.

Aux USA, ce sont les fonds de pension (les retraites par capitalisation),les banques ET monsieur tout le monde qui financent les entreprises via la bourse. En France, on préfère placer son fric à la Caisse des dépôts, sans le savoir, qui n'est autre que le bras droit banquier du ministère de l'économie, laquelle finance les emprunts d'Etat, une partie des grandes et moyennes entreprises, le logement social, bref... c'est l'acteur de la politique économique du pays.
En d'autres termes, les français s'en remettent à l'état pour conduire l'activité économique. Evidemment, il l'ignorent pour la plupart d'entre eux !

On en revient à nouveau à une question d'instruction et d'éducation.

Je ne suis pas complètement pessimiste et pense que les choses vont bouger par une prise de conscience progressive des gens qui, arrivé à un certain seuil, feront basculer le système vers autre chose. Et pour moi, l'action prioritaire, c'est l'éveil des consciences et le renouveau de la prise en main individuelle de la conduite de vie.

Quant à l'EGALITE, pour moi ce mot est bien trop ambigü pour être mis en priorité.
Je préfère la FRATERNITE (malheureusement elle aussi ambigüe <- communautarismes !).

Pourquoi le mot EGALITE est-il ambigü ?
Parce que les personnes sont tout sauf égales !... et heureusement !

On devrait, je pense, insister sur le civisme, la connaissance et la responsabilité.
Enfin, c'est mon opinion à moi... mais c'est vrai que ça claque moins bien, comme slogan, que "liberté, égalité, fraternité".


Dernière édition par saint-marc le Ven 16 Déc - 14:29, édité 2 fois
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Ven 16 Déc - 12:14

« Montreuil et … Vincennes, St Mandé»
 
Ces exemples de villes montrent le résultat d’une politique d’urbanisation qui a supprimé la mixité sociale. Et là, tout le monde est complice ! Il y a ceux, riches ou pas, qui n’ont pas envie de mêler leurs enfants à des populations peu éduquées, et ceux qui n’ont que le choix de vivre dans des communes déshéritées. Mais avant tout, c’est l’abandon de ce qui existait autrefois, des petites gens vivant dans les beaux quartiers, exerçant des métiers d’aide à domicile, d’artisans, de petits commerçants, de gardiens d’immeubles, etc.
 
La concentration urbaine est un fléau qui encourage la spéculation immobilière et ses conséquences en matière de ghettos. Les pouvoirs publics des trente glorieuses n’ont pas réussi leurs coups en voulant loger le peuple dans de grands ensembles artificiels, et la politique initiée par Borloo de reconstruction de ces quartiers remplies de « barres » va dans le bon sens. Une chose est certaine, créer une nouvelle ville ou un nouveau quartier est un exercice difficile : La mayonnaise ne prend pas toujours, sans historique et enracinement local des activités humaines. Par ailleurs, certains « précurseurs » actuels ont compris que le modèle des quartiers de bureaux et des quartiers résidentiels doit laisser la place à plus de mixité des genres, en région parisienne, et c’est très bien ainsi. Mais, ils ne sont pas nombreux !
 
S’agissant des commissariats pauvres ou riches (selon les communes), il en va de même pour l’implantation des médecins notamment. Et, en effet, ce que tu dénonces, le « prêt » de personnel policier dans le 8ème arrondissement indique clairement l’absence totale de considération pour les communes « abandonnées » par les pouvoirs publics.
Au-delà des recettes pour l’Etat, la politique du chiffre est en droite ligne, avec un système de pensée qui croit tout régenter par le fric, et cela vaut également pour les politiques économiques par la seule variable d’ajustement des taux d’intérêts.
 
La monétisation du civisme ou de toute action économique ou artistique montre combien nos sociétés ont perdu toute valeur culturelle ou morale !
 
Et, j’en reviens à l’éducation et à la préservation de nos fondations culturelles (oui, c’est mon obsession !)
 
Donc, oui, il y a un gros ménage à faire dans les sphères administratives de l’Etat, sans lequel les élus ne pourront que faire ce qu’ils font aujourd’hui : De la représentation caricaturale !
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Re: D'ou vient le mot "banquier" ?

Message par saint-marc le Ven 16 Déc - 13:36

Dois-je ajouter qu'il n'y a rien de honteux à défendre nos racines culturelles, religieuses et linguistiques, et les imposer sur l'ensemble du territoire quand nos concitoyens parlent maintenant un franglais au boulot, quand d'autres encore s'engouffrent dans le vide religieux et spirituel ambiant pour réduire ici la culture à un Coran dont ils ne connaissent pour la plupart ce que leur imam improvisé du quartier leur distille, à sa sauce, avec bien entendu  la couche arabe linguistique et comportementale maghrébine. Ceux immigrés de ces pays savent très bien de quoi je parle et savent aussi combien le mode relationnel social dans le Maghreb est lourd et sclérosant, au point qu'ils ne souhaitent plus y vivre au long cours.

J'ajoute également qu'un pays ne peut avoir de ciment que par une langue et une culture partagée et, si multilinguisme il doit y avoir à l'école et dans la rue en France, qu'il soit issu de France : Ce ne sont pas les idiomes régionaux qui manquent, tous ont participé à l'histoire de France, pas l'arabe lointain du VIIIème siècle.

Un peu de bon sens, que diable !
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